Occupation trouble

Je retourne à l'école (administration scolaire. Moi ?). Je travaille dans une école (un enseignant. Moi ?). Me semble que cela suffit pour en parler.

4.10.2005

Lecture commentée

Le passage suivant est un rapport de lecture obligatoire dans le cadre du cours Fidée.

Louise Simon : La transition...

Dans l'actualité dernièrement, de nombreux textes ont été écrits concernant le report du début de la réforme au secondaire. Parmi les raisons invoquées par les auteurs, on retrouvait le fait de ne pas reconnaître véritablement les effets positifs et négatifs de la réforme. Cette attitude de repli ressemble aux réactions de personnes qui craignent l'échec ou de mauvaises performances. Le passage de l'école québécoise vers sa réforme représente une étape trouble et incertaine dont on doit prendre conscience sans poser de jugement sur la capacité de réussite. Cette dernière réflexion est inspirée du texte de Louise Simon sur la transition dans le domaine de l'administration scolaire.

À l'aube de terminer mon premier quart de réflexion universitaire sur mes capacités à être dans le siège d'un directeur d'école, on m'a proposer de me pencher sur l'après enseignant... L'arrivée en poste de gestion. Comment gérer ce changement personnel de carrière, de vie politique, de priorités et de relations de travail ? La professeur de l'université de Sherbrooke propose d'analyser cette transition dans le texte :

Dans cet essai, nous proposerons d'analyser le premier concept des thèmes de Louise Simon concernant la transition et les considérations socio-politiques de la transition vers la réforme dans le milieu scolaire québécois. Ensuite, nous tenterons de se positionner personnellement sur divers scénario de cette hypothétique transition.

Il faut partir

Les réactions suite à la demande de la FSE (fédération du syndicat enseignant) de reporter la réforme tournaient autour de l'absence de volonté ou la crainte de démarrer provincialement cette dite réforme au secondaire. Il faut partir... Premier pas de la transition.

La volonté ou la puissance personnelle d'accepter de partir c'est aussi de se convaincre de vivre une perte de sens temporaire intense et dé stabilisante. Le système d'éducation québécois vivait dans ses zones de confort depuis plus de 30 ans. Même après le succès des états généraux sur l'éducation de 1995, il était presque certain que les milieux n'allaient pas réagir aussi promptement au changement. Nous ne voulons pas parler ici de la résistance aux préceptes pédagogiques, mais plutôt aux résistances émanant de la non-volonté de partir ... de démarrer la réforme au secondaire.

La réforme du curriculum au secondaire a déjà infiltrée les comportements sociologiques des acteurs de l'École québécoise. Des formations sont données fréquemment dans diverses commissions scolaire depuis plus de trois ans. Mais ce n'est pas suffisant. Alors que l'on sait que l'on va partir depuis longtemps (collectivement comme acteurs de l'École québécoise), le fait que l'échéancier d'instauration de la réforme se rapproche donnent l'occasion aux acteurs de l'École québécoise de manifester leurs craintes vis-à-vis la réforme; craintes qui ressemblent plus à un refus de perdre leurs «routines » de pédagogues.

Il faut partir quand on connaît les données du départ. Dans le cas personnel, il faut assumer un nouveau choix de carrière. Sinon...on ne part pas ! Dans cette connaissance départ, la personne prépare depuis longtemps un « déménagement ». Faire le tri dans les livres, les boîtes que l'on veut garder. Se débarrasser proprement des éléments qui seront de trop. Évaluer le nouvel emplacement, préparer la décoration... mais surtout vivre cette fébrilité du changement.

Il faut partir quand on a en sa possession des données suffisantes qui nous permettront de vivre la première étape du changement. Plus loin dans son texte, Louise Simon parle de prendre le temps de se donner du temps de se construire une nouvelle identité en se basant sur ces « données suffisantes du départ ».

Il faut partir quand on assume que le changement proposé sera latent et intense. Comme lors de l'arrivée dans la profession enseignante, il faut se laisser de trois à cinq ans (les années de survie) avant d'apprécier ses propres compétences dans cette nouvelle profession.

Il semble que les problèmes reliés à l'arrivée de la réforme (du moins le volet du régime pédagogique) serait d'ordre réflexive : il faut partir ... un moment donné. L'exercice de la réforme est basée sur une longue réflexion (des États Généraux jusqu'aux recherches en psychologie cognitive) que les acteurs apprécient et adoptent. Toutefois, le réflexe d'attente engagé par la FSE (attente de résultats plus positifs) correspond à un refus de partir tel que décrit par Louise Simon.

L'auteur soutient que de se donner du temps est nécessaire afin d'évaluer le « temps nécessaire » les impacts d'un changement profond. C'est que me propose de faire... et c'est mon souhait pour la FSE...

1 Comments:

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